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vendredi, 10 octobre 2008

Séraphine, le film

seraphine_home.jpgTrès très beau film de Martin Prouvost, qui raconte l'histoire véridique de Séraphine de Senlis, peintre de la première moitié du XX ème siécle ; elle est femme de ménage le jour, et peint la nuit. Personne ne s'en serait jamais aperçu sans sa rencontre avec un collectionneur allemand. La guerre de 14 puis la crise de 29 passeront par là : malgré tout, l'oeuvre de Séraphine finira par être reconnue. Le film est remarquable par l'interprétation de Yolande Moreau et aussi par l'utilisation de la couleur : la plupart des scènes sont des tableaux et le rendu de ceux de Séraphine est extraordinaire. Prouvost a une façon de filmer la nature tout à fait étonnante : témoin la dernière scène ; jamais je n'avais vu un arbre vivre à ce point au cinéma. Un film avec beaucoup de silences : Séraphine est une sensorielle, elle communie avec l'eau, la terre, la vent, cette matière, elle introduit dans ses toiles : Superbe.

Lire ici la critique du Monde

samedi, 04 octobre 2008

La plus belle ouverture

Ici

My favourite sequence

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mardi, 30 septembre 2008

Entre les murs

h_4_ill_1049064_entre-murs.jpgEntre les murs est un film très intéressant. On suit pendant une année scolaire une classe de 4 ème dans un quartier "difficile", et uniquement la classe de français. "Aimer ne suffit pas" en pourrait être le sous-titre. Le jeune professeur, on le sent bien, aime ses élèves, il voudrait les sortir de l'impasse dans laquelle ils sont, mais il finit par se laisser entraîner sur leur propre terrain ; à son tour il va déraper, et l'engrenage ira assez loin. Le film commencé comme un documentaire est très construit ensuite autour de cet événement. Les acteurs amateurs sont excellents, tout cela sonne juste, pose beaucoup de questions sans les résoudre, mais le film est riche et profond.

Lire ici la chronique du Monde

dimanche, 28 septembre 2008

Le cinéma, c’est aussi l’affaire de la philosophie

marimbertcouv.jpgflyer2.jpgParution de : "Analyse d'une oeuvre : la mort aux trousses"

Sous la direction de Jean-Jacques Marimbert, éditions Vrin

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jeudi, 25 septembre 2008

Cette administration que le monde entier nous envie...

J'ai nommé...

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dimanche, 21 septembre 2008

Une scène mythique

2001, L'Odyssée de l'espace, et Le beau Danube bleu

samedi, 06 septembre 2008

Les yeux de...

18765071_w434_h_q80.jpgNadine Labaki, réalisatrice et actrice du film "Caramel", 2007

mardi, 26 août 2008

Les questions que chacun brûle de se voir poser en matière de cinéma

images.jpgAvertissement : ce questionnaire, libre de droits résulte du pillage et de la réadaptation de la version proposée par Ludovic Maubreuil, déjà recyclée par Pierre Cormary, puis Jean-Louis Kuffer et enfin par moi-même, à suivre donc...

1). Quel est le dernier film que vous ayez vu en salle et qu’en avez-vous pensé ?
J’ai toujours rêvé d’être un gangster de Samuel Benchetrit, un petit bijou d’humour noir…

2). Quelle est la meilleure définition qu’un cinéaste vous ait donnée de son art ?
J’aime bien ces mots de Truffaut dans La Nuit américaine, où il fait dire à son propre personnage : « Les films sont plus harmonieux que la vie, Alphonse. Il n’y  pas d’embouteillages dans les films, pas de temps morts. Les films avancent comme des trains, tu comprends, comme des trains dans la nuit ».

3) Le chef-d'oeuvre ab-so-lu ?

Allez, trois… : Le Guépard de Visconti, Le Port de l’angoisse de Howard Hawks et Casablanca de Michael Curtiz

4) S’il fallait citer un seul réalisateur :

Charlie Chaplin


5) Une séquence qui vous a fait pleurer :

La semaine dernière, le dernier plan de Le vieil homme et l’enfant : le regard de Michel Simon quand il voit partir le gamin.

6) La séquence qui vous fait le plus rêver :

Gene Kelly chantant Singing in the rain

7) Un film dans lequel vous auriez aimé entrer ?

Les Aventuriers de l’Arche perdue

8) La scène d'amour qui vous a ému ces trois dernières années ?

Le final de Casablanca

9) Le comédien qui vous a le plus touché ?

Raimu

marxbros.gif10) Le film le plus résolument tordant ?
Les films : ceux des Marx Brothers, pour leur sérieux dans la plus totale subversion

11) Le trait comique chez un comédien ?

Si l’on met de côté les grands burlesques américains, Les énervements de Louis de Funès et le visage ahuri de Bernard Blier

12) Votre film préféré d'Alfred Hitchcock ?
Les Enchaînés (Notorious). Mais La Mort aux trousses n’est pas loin


13) Votre émotion la plus mémorable liée à l’utilisation de la couleur d’un film ?
L’ouverture du Guépard : les couleurs de la Sicile. Et puis tous les films de Stanley Kubrick

14) Quel film constitue-t-il la plus forte critique de la guerre ?
Un film qui m’a marqué à tout jamais quand j’étais gamin ; Catch 22 de Mike Nichols


15) Le plus grand ratage d’une adaptation de roman ?

La liste est trop longue, je préfère citer les adaptations réussies, beaucoup plus rares : outre ceux déjà cités dans le questionnaire, j’aime beaucoup Le Nom de la rose de Jean-Jacques Annaud, et The Dead de John Huston, son dernier film d'après la dernière nouvelle de Gens de Dublin de James Joyce.


16) Citez le film dont le mauvais esprit vous ait le plus réjoui :
Les Tontons flingueurs

17) Quand avez-vous réalisé pour la première fois que les films étaient réalisés ?
Je ne sais pas, mais ce fut sans doute un moment difficile !

00:05 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : cinéma, questionnaire

dimanche, 20 avril 2008

La survie du cinéma d’art et essai, c’est David contre Goliath

197569274.jpg"Les salles art et essai représentent la moitié des cinémas en France. Or ces salles, qui se battent pour diffuser un large éventail de films venant du monde entier, se heurtent à l’offensive des grands groupes comme UGC ou Gaumont, qui multiplient les attaques et, surtout, à l’instauration de cartes de cinéma illimitées."

Lire ici l'enquête de « Bakchich

13:09 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma, art et essai

samedi, 12 avril 2008

J'ai toujours rêvé d'être un gangster

1564921845.jpgUn film très drôle, décalé, loufoque et intelligent !

Voici le point de vue du réalisateur : Après Janis et John, Samuel Benchetrit a eu du mal à se remettre à écrire pour le cinéma. La sortie avait été trop pénible à vivre pour lui. "J'avais envie de me concentrer sur la littérature et le théâtre", avoue-t-il. "Et puis, le cinéma est revenu de lui-même, organiquement. Je me suis lancé sur un projet assez gros avec Roberto Benigni. Mais celui-ci n'était pas libre avant un an. J'ai alors décidé de travailler à un film intime avec peu de moyens. Un film populaire mais avec une ambition artistique et technique. Comme on en faisait dans l'Italie des années 60. Je voyais beaucoup de ce genre de films avec mon fils. Le Pigeon, Le Fanfaron, Les Monstres... Je ne veux pas paraître prétentieux en disant que je voulais faire ces films-là, qui sont des grands films, mais c'était leurs esprits qui m'inspiraient. J'avais un besoin énorme de liberté. Le même que celui que j'avais connu au théâtre avec "Moins 2". J'avais très peu d'argent pour faire cette pièce, pas de décor et juste deux comédiens, et j'ai aimé la paix qu'on m'a foutue pendant les répétitions ! J'ai donc eu envie de faire un film dans ce sens, en sachant bien sûr que le cinéma coûte toujours plus cher, mais je voulais voir si j'en étais capable, un peu comme on élève un enfant. Le genre : là on a du fric, mais si on n'en a plus, sois content quand même !"

Sur la photo : Anna Mouglalis

Voir la bande-annonce ici

mardi, 08 avril 2008

Une interview de Robert Guédiguian

J’aime beaucoup la phrase d’Emmanuel Berl: "Je n’écris pas pour dire ce que je pense, mais pour savoir ce que je pense."

Lire ici

09:29 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma, guédiguian

Le Grand sommeil

1925438694.jpg"Il était  à peu près onze heures du matin, on arrivait à la mi-octobre et, sous le soleil voilé, l’horizon limpide des collines semblait prêt à accueillir une averse carabinée. Je portais mon complet bleu poudre, une chemise bleu foncé, une cravate et une pochette assorties,   des souliers noirs et des chaussettes de laine à baguettes bleu foncé. J’étais correct, propre, rasé, à jeun et m’en souciais comme d’une guigne. J’étais, des pieds à la tête, le détective privé bien habillé. J’avais rendez-vous avec quatre millions."                                                                

Raymond Chandler, Le grand sommeil.  (début du roman)

Le Grand sommeil est devenu un film (on connait l'anecdote célèbre) : L'intrigue du film était si complexe que le réalisateur Howard Hawks demanda à l'un des scénaristes, l'écrivain William Faulkner, si l'un des personnages du film appelés à mourir était assassiné ou s'il se suicidait. Faulkner admit qu'il n'en était pas très sûr non plus, et décida de téléphoner à Chandler, pensant que l'auteur du roman original devait forcément connaître la réponse. A cette question, Chandler répondit malicieusement qu'il n'en savait rien, une manière de signifier que l'intrigue proprement dite n'était pas selon lui le point le plus important de l'histoire...

 

Chandler a dit un jour : « Je suis un buveur occasionnel, le genre de type qui sort boire une bière et qui se réveille à Singapour avec une barbe. »

 

mardi, 26 février 2008

La Fabrique des sentiments

1443430538.jpgIntéressant film de Jean-Marc Moutout, portrait d'une jeune femme d'aujourd'hui, qui ne sait que faire de son bonheur (le bonheur une idée neuve...). Elle réussit professionnellement et socialement, et choisit de gérer sa vie amoureuse comme sa vie professionnelle en faisant appel au "speed dating", 7 minutes pour se présenter à quelqu'un, le séduire et espérer un autre rendez-vous. Très belle composition de Elsa Zylberstein, accompagnée de Jacques Bonaffé et Benoit Putzulu, qui équilibrent le discours un peu froid et sociologique du réalisateur. Jolie mise en perspective aussi avec un regard sur le troisième âge.

03:51 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma

dimanche, 23 décembre 2007

Non ce n'est pas un conte de Noël

L'histoire de Fatty, à lire ici

20:23 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma

jeudi, 08 novembre 2007

Le plus beau baiser de l'histoire du cinéma

Ici

vendredi, 12 octobre 2007

Jane

L'équipe du COMOEDIA et la librairie Terre des livres
ont le plaisir de vous offrir des invitations pour l'avant-première de :
Jane
Un film sur la vie de l'écrivain Jane Austen
Mardi 16 octobre, 20 h 30
Les invitations sont à retirer à la librairie
(dans la limite du nombre disponible)
Un portrait de la célèbre écrivain britannique Jane Austen, au travers de son histoire d'amour vécue, à l'aube de ses vingt ans, avec Tom Lefroy...
Une version controversée: Le réalisateur Julian Jarrold a pris le parti de centrer Jane sur les jeunes années de Jane Austen. il a particulièrement basé son sujet sur la relation amoureuse qu'elle aurait entretenue avec Tom Lefroy, remettant en cause par la même occasion son statut de vieille fille. C'est dans le livre Becoming Jane Austen (2003), du biographe John Spence, que le réalisateur a trouvé des précisions sur leur rencontre, qui se serait déroulée en 1795. Selon ses informations, c'est après leur séparation que la jeune femme aurait commencé l'écriture d'Orgueil et Préjugés, l'histoire d'amour ayant donc formé l'écrivain. Toutefois, de nombreux biographes réfutent cette thèse autant que l'intensité de la relation qui aurait existée entre Austen et Lefroy Le dernier rôle de Ian Richardson Jane est le dernier film dans lequel on peut voir Ian Richardson. Décédé le 9 février 2007, l'acteur offre dans le biopic sa dernière interprétation, dans le rôle du juge Langlois. Grand comédien au théâtre, Ian Richardson a fréquemment travaillé pour le petit écran. Au cinéma, il est apparu entre autres, dans Désaccord parfait, Brazil, M. Butterfly ou encore From Hell.
En Vost
Cinéma Comoedia
13, avenue Berthelot
69007 Lyon
tél: 04 26 99 45 02

http://www.cinema-comoedia.com/
***
TERRE DES LIVRES, librairie - 86, rue de Marseille 69007 Lyon * 04 78 72 84 22
Tram 1 & 2, arrêts Centre Berthelot
& Rue de l’Université - terre.des.livres@free.fr 
 Du mardi au samedi : 10 h 19 h - Fermeture hebdomadaire les dimanche & lundi

Visitez le site de la librairie : http://terre.des.livres.free.fr/

11:09 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : cinéma, Lyon, Jane Austen, Jane

mercredi, 19 septembre 2007

Jennifer Jones

0265d8bf273716742d0799928e60eb19.jpgDécouvert sur le blog de Alain Bagnoud, cette photo de l'actrice Jennifer Jones, qui a joué Madame Bovary dans le film de Vincente Minnelli.

Je découvre ici qu'elle a joué également dans une adaptation de L'Adieu aux armes, d'après Hemingway par Vittorio de Sica.

e920f3dc8f6ae5185dac057e659b45c8.jpgLà, c'est dans Duel au soleil.

 

 

jeudi, 30 août 2007

Le bleu de Melville

A lire ici une intéressante étude sur l'utilisation du bleu et du rouge chez J.P. Melville

13:00 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma, Melville

vendredi, 29 juin 2007

Pourquoi Harpo Marx a-t-il choisi d'être muet à l'écran ?

Harpo Marx a décidé de parler. Avec ses mains, avec son corps, avec ses yeux ; ses yeux surtout, comme des phares. Et son sourire tour à tour entendu, rêveur, complice, cynique... Il fait partie de ces personnages évidents, de toute éternité. De notre enfance d'abord, justement quand le langage n'est pas là ; alors il est de notre côté. Après on le reconnaît et tout d'un coup, c'est notre enfance qui s'illumine. Cette scène, quand il déballe de son manteau de Père Noël tous les objets de la terre, et même un chien - ce chien qu'on a peut-être pas eu dans notre enfance. Et cet air faussement ahuri ; plus les autres se prennent au sérieux, plus lui se prend au jeu. Il déstabilise et il gagne toujours, à la fin.

Raymond Alcovère (texte paru dans L'Autre Journal, octobre 1990)

00:15 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Harpo Marx