vendredi, 30 septembre 2011

Le Magazine Autour des auteurs n° 24 est en ligne

1_inedit.jpgA lire ici  :

http://www.autour-des-auteurs.net/magazine/new_mag.html

Pour les prochains numéros, nous attendons vos propositions :  textes courts, billets, chroniques livres ou spectacles... Les propositions doivent être inédites, de facture littéraire et, comme d’habitude, autour de 1500 signes.

A envoyer à :renaudfran@free.fr

 

llustration : Patricia Dottini, sans titre, technique mixte, 46 x 38 cm, collection privée


mardi, 27 septembre 2011

Crédit pour tous !

A partir du 27 septembre, les Terriens vivent à crédit

Nous consommons plus que ce que la Terre peut produire en une année. Et, selon Global Footprint Network, cela commence tous les ans un peu plus tôt.

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13:27 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

vendredi, 23 septembre 2011

La censure

61752_118445188209886_100001332165370_106063_1126494_n.jpg« La censure est détestable à deux niveaux : parce qu’elle est répressive, parce qu’elle est bête ; en sorte qu’on a toujours envie,  contradictoirement, de la combattre et de lui faire la leçon. »
Roland Barthes

lundi, 19 septembre 2011

En réalité je n'aimais que les poètes

"En réalité je n'aimais que les poètes. Les vers, ça me frappe, ça me touche, ça m'impose. Je les tourne et les retourne dans ma tête, pour voir comment ils sont faits; comme on examine le mécanisme d'une montre. Ces contraintes mystérieuses, compter les syllabes, chercher des rimes, accueillir des images; cette forme sévère, pareille à celle qui enferme les objets... Les vers ce sont des bijoux bien ciselés et bien astiqués."

Céline

Robert Poulet, Entretiens familiers avec L.-F. Céline, Paris, 1958, p. 68. Repris en 1971 sous le titre Mon ami Bardamu.

10:17 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : céline

vendredi, 16 septembre 2011

Le Secret

9782070728954.jpgPrésentation ici (via l'INA) d'un des meilleurs livres de Philippe Sollers

http://www.ina.fr/art-et-culture/cinema/video/CPC93003664/philippe-sollers-le-secret.fr.html

lundi, 12 septembre 2011

La primaire "c'est la seule élection que les socialistes (soient) sûrs de gagner", a plaisanté M. Hollande

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jeudi, 08 septembre 2011

Les Vendanges littéraires de Rivesaltes

Image 5 (1).jpgVoir ici

12:00 Publié dans Evénements | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : rivesaltes

mercredi, 07 septembre 2011

Ce matin au réveil j'ai toute la peinture

marcelin pleynet" Ce matin au réveil j'ai toute la peinture et tous les livres...l'expérience intime et sensuelle, les couleurs de la vie... des rivières de romans derrière les yeux... derrière les yeux, le feu nourrit le feu, la terre s'augmente de son propre corps, l'éther ajoute à l'éther... et encore ce matin, proche et lointaine, mais la même, la Laura de Giorgone, la Vénus à la fourrure de Titien, et comme elle se présente... le Concert champêtre... la musique... Poussin, les Saisons... " La grappe de la Terre promise " derrière les yeux... la nuit et la lumière... et de l'une à l'autre... et la ville ce matin... et toutes les vies des anciens peintres... et la danse dans les yeux... et cette fixation, le regard, la main peinte de Manet en son Autoportrait à la palette... et tout ce qui se propose dans ce trait... " l'homme habite poétiquement " sur sa portée... Manet, sa palette et toute la musique peinte dans son jardin... la vie musicale, l'autoportrait comme monde... La Musique aux Tuileries... l'univers de Manet. "

Le savoir-vivre / Marcelin Pleynet / L'Infini / Gallimard / 2006

10:58 Publié dans Peinture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : marcelin pleynet

samedi, 03 septembre 2011

L'enchanteur

Chateaubriand.jpg" La plupart des écrivains d’aujourd’hui sont contre nous, parce qu’ils ne sont pas avec nous : ils ne sont pas des écrivains ; c’est dire qu’ils pèchent contre la langue, laquelle seule importe, d’une certaine façon - contrairement à celle dont ces écrivains veulent exister : en oubliant la langue, en faisant comme si elle n’existait pas, ou qu’elle soit un simple outil de communication : autant dire qu’ils s’oublient eux-mêmes, puis-je avancer, notant cela tandis que le soleil se lève, devant moi, entre l’îlot du Grand Bé, où est enterré un des plus grands artiste de notre langue, et Saint-Servan, à droite, où gît la femme qui l’a mis au monde : angle magnifique dans le compas solaire de l’amour filial et de la langue, dans ce nombre d’or de l’écriture, qui constitue la véritable sépulture de Chateaubriand, lequel repose dans le soleil levant dont sa langue a reçu la semence. Les mauvais écrivains, eux, dispersent au lieu de bâtir dans la lumière, et ils écrivent d’une main desséchée, que rien ne guérira. Qu’ils se haïssent les uns les autres, cela semble une loi du milieu littéraire, la plus basse, avec les serpents qui gardent le temple du Nouvel Ordre moral. Elle n’a pas de sens pour nous. Le désert du sens croît. Diviser les justes, multiplier les méchants, voilà à quoi travaillent nos ennemis, multipliant les pierres en lieu et place du pain, et nous reprochant, à vous comme à moi, de trop publier, c’est-à-dire d’exister. Ils voudraient que notre royaume se divise ici-bas et que nous n’atteignions pas au Royaume du Père. Ils prétendent que nous nous haïssons. Je suis pour ma part dépourvu de haine, mais non d’armes. Ils nous prétendent des imposteurs pour faire oublier qu’ils prêchent le faux. Je n’ai pas de posture d’écrivain : j’écris. La guerre n’est pas une posture mais un acte, comme l’écriture. Elle seule me définit, ou me vouera à l’oubli. Du moins serai-je resté fidèle à la douceur terrible de l’ange qui est en moi. "

Lettre à Philippe Sollers sur la haine et sur le diable / extrait / Richard Millet / L'Infini / 113 / Hiver 2011 / pileface.com