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vendredi, 28 septembre 2012

Baltasar !


" Le JE NE SAIS QUOI, qui est l'âme de toutes les bonnes qualités, qui orne les actions, qui embellit les paroles, qui répand un charme inévitable sur tout ce qui vient de lui est au-dessus de nos pensées et de nos expressions ; personne ne l'a encore compris, et apparemment personne ne le comprendra jamais. Il est le lustre même du brillant, qui ne frappe point sans lui ; il est l'agrément de la beauté, qui sans lui ne plaît point ; c'est à lui de donner, pour me servir de ces termes, la tournure et la façon à toutes les qualités qui nous parent ; il est, en un mot, la perfection de la perfection même ( c'est moi qui souligne ), et l'assaisonnement de tout le bon et de tout le beau. "

Le Héros / Baltasar Gracián 

jeudi, 27 septembre 2012

Le Magazine Autour des auteurs n° 29 est en ligne

5_inedit.jpgLe Magazine Autour des auteurs n° 29 est en ligne avec des inédits de Jean AzarelJean-Jacques Marimbert, Pascal Nyiri notamment (ici une de ses photos), chroniques, arts plastiques, etc.
http://www.autour-des-auteurs.net/magazine/new_mag.html 

mercredi, 19 septembre 2012

A lire dans Rien compris au rock and roll

couv_RA_rnr1.jpgVoilà les résultats d'une intéressante étude menée en secret par des chercheurs sur les OGM, aujourd'hui révélée, qui rappelle fortement ce qui est raconté dans "Rien compris au rock and roll" !

http://tempsreel.nouvelobs.com/ogm-le-scandale/20120918.O...

dimanche, 16 septembre 2012

A travers le corps (nouvelle inédite)

raymond alcovèreDepuis longtemps je savais qu’un événement inconcevable allait arriver. Puis, un été chassant l’autre, une langueur s’est installée. À présent, me voici étrangement calme. Mais il faut commencer au début…

J’ai vécu longtemps à l’écart du monde. Heureuse atmosphère de l’école, bavardages incessants, rires, rêves, désirs partagés. J’ai souffert de quitter mes parents. Ensuite, j’ai aimé cet enseignement magique, tous les récits merveilleux, les histoires qu’on nous raconte, bien réelles et la musique. La musique est comme la rêverie, la pensée, un supplément d’âme, un univers où se déploie, libre, convulsive, passionnée, la beauté du monde. Où elle passe à travers le corps.

Ici, le temps n’est jamais froid, les étés brûlants mais les murs épais apportent une bienfaisante fraîcheur, ondulations du vélarium sous le vent tiède. Et la terre regorge de fruits délicieux.

Ma mère jouait de la harpe avant que je m’endorme, ses mains étaient des mouettes, un battement d’ailes. J’apercevais la mer et la côte en échancrures, les oliviers pâles sur la terre rouge, les grenadiers, les lilas et les sycomores en taches plus sombres sur l’horizon. J’aimais ce dialogue des couleurs, le vol désordonné des papillons et les senteurs fuchsia de l’été.

J’ai vécu dans cette école à l’abri de la misère du monde. Étrange et sculpturale paix. J’ai lu, des années durant, les vieux textes, écouté les légendes, les vertigineuses épopées, les témoignages de mes ancêtres, leurs voyages merveilleux.

Sur cette mer qui n’en est pas une, les nuits de lune, j’aimais glisser sur une barque et rêver, aux étoiles. Flotter sur l’onde comme un nénuphar, une fleur de lotus détachée du monde mais pourtant reliée à lui. Je me sentais vide, mais mon corps et mon âme étaient un seul désir.

Étais-je différente ? Parce que je comprenais, acceptais ce que d’autres refusent, trouvant une harmonie là où règnent désordre, lâcheté, jalousie ? Je voyais cette noirceur s’emparer des âmes, la vérité dissimulée derrière les apparences. Alors que la terre est un jardin, que l’homme a tout pour être heureux, il se précipite tête baissée dans les turpitudes et la violence. Un voile tantôt léger ou lourd recouvre la vie. Je ne pouvais plus le supporter.

Un jour, j’ai quitté l’école. J’avais changé mais il n’était pas encore temps. Je me marierais, mais mon destin irait bien au-delà des conventions du temps, je le savais. J’étais inquiète, et au contraire, cette rencontre a confirmé ma bonne étoile. La simplicité de mon mari, son humilité m’ont touchée. Je lui ai parlé de mon désir. Il m’a écouté avec attention, essayé de comprendre, pouvais-je en attendre plus ?

Les jours passaient. Au fur et à mesure, ma conscience se fortifiait, le futur se dessinait. Pourtant, rien ne serait facile. L’idée de traverser la douleur, la souffrance, d’un passage, était maintenant en moi.

raymond alcovèreHier, le soleil s’est couché dans un crépuscule grenat. L’horizon semblait pris de folie, un trou béant dans lequel j’ai eu envie de me noyer. Ce matin, il s’est levé pâle et fuyant. Avec cette atmosphère neigeuse du début du printemps, où tout semble ouvert, où les rêves s’envolent comme la brume dans le vent, plumes, plumes légères, virevoltant, attirées par le ciel.

Quand l’ange est arrivé, je jouais de la musique et le reste de ma vie est devenu musique. Je tenais entre mes mains le monde entier. Il avait suffit d’une parole…

© Raymond Alcovère 

Photo (noir et blanc) de Manuel Alvarez Bravo

 

 

 

 

 

 

 

lundi, 10 septembre 2012

Surtout pour la vache en plastique

renoir-marche-aux-puces-674304-jpg_463190.JPGUn Renoir pour 5 euros, Sweet Virginia, lire ici

13:23 Publié dans Peinture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : renoir

vendredi, 07 septembre 2012

Lâcheté

« La lâcheté est presque toujours due à la simple incapacité de suspendre l’activité de son imagination. »
Ernest Hemingway ]
 - Men at war

19:04 Publié dans illuminations | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : hemingway

Au choix !

«La vie est une tragédie pour celui qui sent et une comédie pour celui qui pense.»
Jean de La Bruyère ]

Toujours utile !

"La gravité est le plaisir des sots"

Alexandre Vialatte

mardi, 04 septembre 2012

Le français, est un puits

A écouter ici, Valère Novarina

17:50 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : valère novarina

Sans croquer

paysages-brume-824693.jpgIl avait traîné sa victime sur plusieurs dizaines de mètres – on le devinait au sillon sur le sol détrempé et aux arrachements d’herbes. 
La brume s’effilochait sur la montagne. Plus on montait, plus l’humidité était palpable. Halos de vert et de gris, il n’est pas de plus belle harmonie de couleur, se dit-il. La montagne frissonnait. Il la savourait. Ici c’était leur terre. Mais, au fur et à mesure, lui et les siens avaient dû se réfugier sur les sommets pour échapper à la folie meurtrière des hommes. 
Il songea qu’en Asie, on dit que les singes pourraient parler mais qu’ils s’en abstiennent pour qu’on ne les oblige pas à travailler. La menace se précisait puisque les humains avaient découvert que l’ADN des gorilles était quasi identique au leur. Ils étaient les êtres vivants les plus proches de l’homme après le bonobo et le chimpanzé. En attendant, il savait bien que ce chasseur-là, qui avait voulu le tuer, était d’une stupidité inouïe. Et il ne le croquerait pas. 
Il était végétarien.

Raymond Alcovère, Inédit écrit pour le Magazine Autour des auteurs, été 2012

16:31 Publié dans Inédits | Lien permanent | Commentaires (2)

samedi, 01 septembre 2012

Un crime d'intellectuel

georges simenon"Or, si étrange que cela paraisse, ce sont toujours les hommes intelligents qui se font prendre. Certains crimes crapuleux, commis par une petite gouape quelconque, ou par un déséquilibré, restent impunis. Un crime d'intellectuel, jamais. Ils veulent tout prévoir, mettre toutes les chances de leur côté. Ils fignolent. Et c'est leur fignolage, c'est quelque détail "en trop" qui les fait prendre en fin de compte."
Georges Simenon, Maigret s'amuse, p. 178.
 

Jugement

images (4).jpg"Les gens ont d'autant plus confiance dans leur propre jugement qu'ils ont moins de connaissance et d'expérience pour l'étayer."
Georges Simenon, Maigret s'amuse, p. 111