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mardi, 17 février 2009

Manifeste pour les produits de haute nécessité

Neuf intellectuels parmi lesquels les Martiniquais Patrick Chamoiseau et Edouard Glissant signent un Manifeste pour les produits de haute nécessité. Tout en saluant «le profond mouvement social qui s'est installé en Guadeloupe, puis en Martinique», et en se réclamant de Gilles Deleuze et Aimé Césaire, ils appellent à une remise en cause plus radicale du système capitaliste.

D'après eux, «derrière le prosaïque du ''pouvoir d'achat'' ou du  panier de la ménagère», se profile l'essentiel qui nous manque et qui donne du sens à l'existence, à savoir: le poétique». A la course effrénée au profit doit se substitué une quête de l'épanouissement. Glissant, Chamoiseau et leurs co-signataires se revendiquent explicitement de l'«utopie».

Leur manifeste s'achève par une péroraison en forme de vision, où les Antillais sont appelés à devenir le modèle d'une société inédite:

«Petits pays, soudain au cœur nouveau du monde, soudain immenses d'être les premiers exemples de sociétés post-capitalistes, capables de mettre en œuvre un épanouissement humain qui s'inscrit dans l'horizontale plénitude du vivant...»

Lire ici

lundi, 16 février 2009

Y a un problème dans la Phynance !

Polémique au Japon. Le ministre des Finances Shoichi Nakagawa est ce lundi la risée des médias après une conférence de presse à Rome à l’issue du G7, où il est apparu dans un état second, apparemment sous l’emprise de l’alcool. Les chaînes de télévision ont diffusé en boucle des images du ministre, 55 ans, connu pour son goût immodéré pour la boisson, répondant samedi soir avec difficulté aux journalistes japonais, la bouche empâtée, le regard vague, s’endormant même à plusieurs reprises.

jeudi, 12 février 2009

Air du temps

On se croirait au début de la première guerre du Golfe, quand les Parisiens restaient terrés chez eux par peur des bombes sur Bagdad.

Cet "air du temps" est signé Patrick Besson, très "mauvais esprit" donc, mais ça se laisse lire...

ça lasse !

Carla Bruni intéresse moins le public. Baisse des ventes des journaux où elle apparaît en Une, audiences décevantes à la télé, bides en librairie...

mercredi, 11 février 2009

A Rotterdam...

La deuxième ville des Pays-Bas vient justement de se doter d’un maire d’origine marocaine, Ahmed Aboutaleb, au grand dam des lepénistes du cru. Lire ici

Madagascar une fois de plus en crise

Comp1.JPGLire ici les infos de Courrier International

Photo : Raymond Alcovère, 2007, environs de Tana

jeudi, 29 janvier 2009

Provocation ?

hotel-fouquets-barriere-1.jpgJT de 20 heures ce soir sur France 2. Après les reportages sur les manifestations, comment vivre avec 900 euros aujourd'hui, interviewes diverses ; un peu après, arrive un reportage sur les palaces parisiens qui pourront enfin afficher 5 étoiles et non plus seulement 4. Soulagement des propriétaires, on visite la suite impériale, 11 000 euros la nuit, interview d'un jeune client : "je me sens ici comme chez moi"...

A vendre : pays pauvres

Au moment où de graves émeutes secouent Madagascar, où 70 % de la population vit en dessous du seuil de pauvreté, et où le président vient d'acheter un deuxième appareil "Air Force 1" (coût : 60 millions de dollars) pour ses déplacements, il est bon de rappeler ce qui s'est passé en fin d'année dernière :

"Début novembre, la Corée du Sud vient de frapper un grand coup en raflant la moitié - vous avez bien lu : la moitié ! - des terres arables de Madagascar "

Lire ici, et

lundi, 26 janvier 2009

En boucle

Kandinsky1_large.jpgCe qu’il y a de beau et de terrible, désormais, dans le Spectacle généralisé, c’est sa plasticité immédiate. Vous n’êtes jamais sûr d’avoir vu ce que vous avez vu, ni entendu ce que vous avez entendu. Le Spectacle est à la fois puissamment réel, permanent, passé, irréel, de plus en plus virtuel, et malgré tout réel. Hier est déjà très loin, demain a déjà eu lieu, tout se remplace et s’efface. Exemple : vous dites « Gaza », mais s’est-il vraiment passé quelque chose à Gaza ? Vous dites « Fatah », « Hamas », « Hezbollah », mais que recouvrent ces noms, quelle est leur signification profonde ? Vous dites : j’ai vu des ruines, des cadavres, des linceuls à répétition, des visages égarés de souffrance, et puis j’ai entendu des hurlements, des cris, des sirènes, des bombardements, mais ces morts existent-ils, ces bombardements ont-ils eu lieu ? Oui, aucun doute, mais tout disparaît aussitôt pour recommencer. Le film vous est diffusé en boucle, vous l’avez déjà vu, mais ça continue.

Philippe Sollers, Journal du Mois, janvier 2009, lire la suite ici

Kandinsky

mardi, 20 janvier 2009

Du neuf !

"Les dogmes du passé paisible sont inadaptés au présent tempétueux... Puisque nous sommes confrontés à du neuf, nous devons penser neuf et agir neuf."

Abraham Lincoln. Message au Congrès après sa réelection de 1864.

mercredi, 14 janvier 2009

La guerre chinoise

"Il y a une guerre incessante : celle qui nous saute à la figure à travers le terrorisme déchaîné par la stratégie directe. Et une guerre plus secrète qui se mène sans cesse, pas seulement économique, et dont les Chinois sont en train de tirer la plupart des fils. Si l’adversaire est unilatéral, je vais faire du multilatéralisme ; comme l’adversaire est capitaliste, je vais devenir encore plus capitaliste. Pratiquer la défensive stratégique, utiliser la force de l’adversaire pour la retourner en ma faveur. Le Chinois s’appuie d’instinct sur la compréhension interne de ce que l’adversaire ose, veut, calcule et est obligé de faire. Il mène une guerre défensive qui peut durer une éternité : sa conception du temps n’est pas la nôtre. Cette guerre peut se prolonger indéfiniment pour user l’adversaire. Elle ne cherche pas l’anéantissement, mais la domination. C’est donc en prenant le point de vue chinois qu’on voit l’histoire de la métaphysique s’achever dans sa propre perversion : dans le nihilisme accompli, qui peut tout à fait être emprunté par la logique chinoise sans qu’elle sorte réellement de sa propre substance. L’être, le non-être, le néant sont redistribués autrement."

Philippe Sollers, Guerres secrètes, plus à lire ici

vendredi, 02 janvier 2009

Lettre de Fred Vargas : la troisième révolution

Nous y sommes

Nous y voilà, nous y sommes. Depuis cinquante ans que cette tourmente menace dans les hauts-fourneaux de l'incurie de l'humanité, nous y sommes.

Dans le mur, au bord du gouffre, comme seul l'homme sait le faire avec brio, qui ne perçoit la réalité que lorsqu'elle lui fait mal.

Telle notre bonne vieille cigale à qui nous prêtons nos qualités d'insouciance. Nous avons chanté, dansé. Quand je dis « nous », entendons un quart de l'humanité tandis que le reste était à la peine.

Nous avons construit la vie meilleure, nous avons jeté nos pesticides à l'eau, nos fumées dans l'air, nous avons conduit trois voitures, nous avons vidé les mines, nous avons mangé des fraises du bout monde, nous avons voyagé en tous sens, nous avons éclairé les nuits, nous avons chaussé des tennis qui clignotent quand on marche, nous avons grossi, nous avons mouillé le désert, acidifié la pluie, créé des clones, franchement on peut dire qu'on s'est bien amusés.

On a réussi des trucs carrément épatants, très difficiles, comme faire fondre la banquise, glisser des bestioles génétiquement modifiées sous la terre, déplacer le Gulf Stream, détruire un tiers des espèces vivantes, faire péter l'atome, enfoncer des déchets radioactifs dans le sol, ni vu ni connu.

Franchement on s'est marrés.

Franchement on a bien profité.

Et on aimerait bien continuer, tant il va de soi qu'il est plus rigolo de sauter dans un avion avec des tennis lumineuses que de biner des pommes de terre.

Certes.

Mais nous y sommes.

A la Troisième Révolution.

Qui a ceci de très différent des deux premières (la Révolution néolithique et la Révolution industrielle, pour mémoire) qu'on ne l'a pas choisie.

« On est obligés de la faire, la Troisième Révolution ? » demanderont quelques esprits réticents et chagrins.

Oui.

On n'a pas le choix, elle a déjà commencé, elle ne nous a pas demandé notre avis. C'est la mère Nature qui l'a décidé, après nous avoir aimablement laissés jouer avec elle depuis des décennies.

La mère Nature, épuisée, souillée, exsangue, nous ferme les robinets. De pétrole, de gaz, d'uranium, d'air, d'eau.

Son ultimatum est clair et sans pitié :

Sauvez-moi, ou crevez avec moi (à l'exception des fourmis et des araignées qui nous survivront, car très résistantes, et d'ailleurs peu portées sur la danse). Sauvez-moi, ou crevez avec moi.

Evidemment, dit comme ça, on comprend qu'on n'a pas le choix,

On s'exécute illico et, même, si on a le temps, on s'excuse, affolés et honteux. D'aucuns, un brin rêveurs, tentent d'obtenir un délai, de s'amuser encore avec la croissance.

Peine perdue.

Il y a du boulot, plus que l'humanité n'en eut jamais. Nettoyer le ciel, laver l'eau, décrasser la terre, abandonner sa voiture, figer le nucléaire, ramasser les ours blancs, éteindre en partant, veiller à la

paix, contenir l'avidité, trouver des fraises à côté de chez soi, ne pas sortir la nuit pour les cueillir toutes, en laisser au voisin, relancer la marine à voile, laisser le charbon là où il est, attention, ne nous laissons pas tenter, laissons ce charbon tranquille récupérer le crottin, pisser dans les champs (pour le phosphore, on n'en a plus, on a tout pris dans les mines, on s'est quand même bien marrés).

S'efforcer. Réfléchir, même.

Et, sans vouloir offenser avec un terme tombé en désuétude, être solidaire.

Avec le voisin, avec l'Europe, avec le monde.

Colossal programme que celui de la Troisième Révolution.

Pas d'échappatoire, allons-y.

Encore qu'il faut noter que récupérer du crottin, et tous ceux qui l'ont fait le savent, est une activité foncièrement satisfaisante.

Qui n'empêche en rien de danser le soir venu, ce n'est pas incompatible.

A condition que la paix soit là, à condition que nous contenions le retour de la barbarie une autre des grandes spécialités de l'homme, sa plus aboutie peut être.

A ce prix, nous réussirons la Troisième révolution.

A ce prix nous danserons, autrement sans doute, mais nous danserons encore.

Fred Vargas

Archéologue et écrivain

dimanche, 28 décembre 2008

Il faut le voir pour le croire !

Du Tapie dans le texte, voir ici

mardi, 16 décembre 2008

Appel à la défense du pluralisme

Rue89 s’est associé à plusieurs autres médias indépendants -le site Mediapart, les magazines Le Nouvel Observateur, Marianne et Les Inrockuptibles- pour lancer un appel commun contre les projets du gouvernement en matière de médias.

Lire ici et signer la pétition

mardi, 09 décembre 2008

Quand ils sont venus...

 “Quand ils sont venus chercher les communistes,
je n’ai rien dit, je n’étais pas communiste.

Quand ils sont venus chercher les syndicalistes,
je n’ai rien dit, je n’étais pas syndicaliste.

Quand ils sont venus chercher les juifs,
je n’ai rien dit, je n’étais pas juif.

Quand ils sont venus chercher les catholiques,
je n’ai rien dit, j’étais protestant.

Puis ils sont venus me chercher.

Et il ne restait personne pour protester…” 

Pasteur Martin Niemoller (1892-1984)

Dachau 1942

13:37 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : politique, niemoller

dimanche, 07 décembre 2008

Le calembour du dimanche

segolene_royal_33.jpgIl paraît qu'elle a les dents longues, d'ailleurs on l'appelle "Royal canine" !

On n'arrête pas le...

_tintin_ecrit2.jpgMême fermé, votre portable peut être écouté, lire ici

mardi, 25 novembre 2008

Belle illustration de la Société du Spectacle

0202_6_-_copie.JPGOù ce qui compte n'est pas ce qu'on a à dire, mais que ça apparaisse. Alors, bravo le PS qui, mourant, monopolise l'attention.

Infos à lire ici : Le Parti socialiste est mis en vente 1 euro sur Ebay. Les enchères sont montées à 1,50 euros

Ou là : "Quand les éléphants se battent, dit un proverbe sénégalais, c'est toujours l'herbe qui est écrasée..."

Photo de Lionel André : "de l'envol légère trace"

dimanche, 23 novembre 2008

Le jeu

"En réalité, vous ne devez jamais oublier que vous n'êtes vous-même qu'une partie dans l'histoire du jeu."

Philippe Sollers, Studio

Le match

royalaubry-2.jpgMartine Aubry, dans Match : « Ce n’est pas un hasard si j’ai une passion pour la musique, l’opéra et l’architecture baroques. Je pense que c’est la sublimation de ce que sont les hommes. Le baroque nécessite une très grande technicité et une très grande rigueur auxquelles s’ajoutent une imagination débridée et parfois même un peu de folie. Pour moi, un être humain, c’est cette somme : un mélange de force et de fragilité. C’est aussi ce que je suis, même si l’on me perçoit souvent autrement dans mes fonctions actuelles. »

Philippe Sollers, L’Année du tigre, Journal de l’année 1998

A lire ici, sur Pileface, les deux prétendantes