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mercredi, 24 février 2010

La mer et le ciel semblent se croiser à mi-chemin

"La lumière ici est en vérité une puissante magicienne et, avec tout le respect dû à Titien, Véronèse et Tintoret, plus grande artiste qu'eux tous. Il faut voir sur place le matériau qu'elle traite : brique boueuse, marbre rosé et souillé, loques, crasse, délabrement. La mer et le ciel semblent se croiser à mi-chemin, mélanger les nuances avec une douce irisation, un composé scintillant de flots et de nuages, une centaine de reflets ponctuels et indéfinissables, et puis projeter cette texture sur tout objet visible."

Henri James, Vacances romaines

14:27 Publié dans Grands textes | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : henri james, rome

Commentaires

L'intitulé de ce texte me plaît beaucoup. J'ajouterai seulement à ce texte(que je ne connaissais pas)que nous avons la chance ici, de vivre entre mer et étangs, dans un univers où le ciel et la mer se confondent parfois intimement, particulièrement quand il fait mauvais, que le ciel et mer sont gris, d'un de ces gris profonds,dont on pourrait aussi bien dire qu'ils sont bleus, et peut être noirs. En aquarelle, on les appelle "Gris de Payne"et le pigment est lui-même si subtil que, d'un fabricant à l'autre, la couleur en varie.

Écrit par : antoine | jeudi, 25 février 2010

"Gris de payne", brique boueuse, marbre rose, ça donne envie de se mettre au travail.
Merci Ray et Antoine.

Écrit par : Encre de Kin | jeudi, 25 février 2010

Oui, le gris, décidément, est une belle couleur, j'aime de plus en plus... Antoine, ton lien ne fonctionne pas ! Bona, oui, au boulot !!!

Écrit par : Ray | jeudi, 25 février 2010

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