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samedi, 11 mars 2006

Explorer le temps

Je veux explorer le temps. La grande erreur est de penser que le temps est comme l’espace, une ligne qui avance, homogène, “ spatialisable ”. Du tout ! Il est le “ lieu ” des émotions, des sentiments, des états de conscience, ils se déplacent sans limites dans nos vies, non quantifiables, ils s’interpénètrent : Voilà “ l’espace ” illimité de liberté, là est la vie, notre vrai milieu… Le temps est là devant moi, c’est la seule chose dont je dispose, je peux en jouir si je veux, si je le décide, avec mes sens, mes émotions, ma pensée. La beauté, les sensations, l’amour. Et s’il n’y a rien de tout ça je peux fermer les yeux, et rêver ; les souvenirs, les émotions, les mots qui flottent dans mon esprit, ils m’ont construit, je m’y déploie librement, vivement et très calmement aussi ; le temps, ma vie me paraissent plus amples, plus riches : multiplication des points de vue, comme dans le baroque ou le cubisme. Il est fluide le temps, glissant, changeant. Les états de l’âme s’interpénètrent mais ne sont pas successifs. La durée est une synthèse mentale dont nous avons besoin, un repère, une aide, rien de plus, elle nous induit en erreur, car elle n’a pas d’existence réelle.

Commentaires

Borgès affirme qu'on peut se passer de l'espace mais pas du temps. Le temps est et restera la véritable énigme, le receptacle de l'être.
On peut remplacer l'espace mais on ne peut se passer du temps, c'est à travers les projections de l'être dans le temps que s'exerce la conscience.

Écrit par : kalima | samedi, 11 mars 2006

Le temps est une notion tellement subjective.

Jeune, on s'impatiente. Avec lâge qui s'avance on se rend compte de sa nature fugace. On n'a plus le temps.

Là où le temps nous clouait d'ennui, il nous glisse entre les doigts et semble, comme de l'eau, disparaître dans le sable, quand il ne s'évapore pas.

Le privilège de la vieillesse est de voir cet emballement, cette accélération du temps qui, par économie, nous oblige à nous intéresser qu'à l'essentiel. C'est l'origine de la sagesse.

Écrit par : Qwyzyx | samedi, 11 mars 2006

On peut aller aussi vers un ralentissement du temps, par une plus fine perception...

Écrit par : Ray | samedi, 11 mars 2006

Si on met moins de temps à pervevoir les chose, on le doit à l'expérience qui nous permet d'affiner notre perception des choses, mais notre expérience ne freine en rien cette accélaration du temps.

C'est l'équilibre de la vie.

N'ayant plus le luxe de gaspiller notre temps, on profite plus rapidement de l'essentiel, quand le jeune, lui, riche d'une horloge qui traîne, s'inquiète et peine à savoir où il se trouve.

Écrit par : Qwyzyx | samedi, 11 mars 2006

Lire percevoir à la place de "pervevoir"

Écrit par : Qwyzyx | samedi, 11 mars 2006

"Je veux explorer le temps"...

Dans ce texte, je ne lis pas le "temps", dans son sens littéral. J'entends plutôt le mot "temporalité" ; c'est-à-dire ce qui existe, ce qui s'inscrit, ce qui laisse une trace.. et auquel nous pourrions avoir accès, par un ralentissement, une fine perception, comme le dit, Ray.

Écrit par : Lydia | samedi, 11 mars 2006

J'ai l'impression d'avoir perdu mon temps, là...

Écrit par : Éric Dejaeger | samedi, 11 mars 2006

"La plupart des gens ne voient pas le temps qui, plus encore que l'air, est leur élément naturel", écrit Jean Tardieu dans "La Part de l'ombre" (Poésie/Gallimard)

Écrit par : Christian Cottet-Emard | dimanche, 12 mars 2006

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