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mardi, 06 décembre 2005

Très loin de là

Ailleurs, très loin de là, de vastes

 

Troupeaux de rennes parcourent

 

Des lieux de mousse dorée,

 

Silencieux, à toute allure.

 

Auden

 

 

04:49 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (7)

Commentaires

C'est beau de voir ça à 4h 49 du matin...

Écrit par : Alina | mardi, 06 décembre 2005

Une pointe, un moment de vision aiguisée, et large aussi, écarquillée quoi !

Écrit par : Ray | mardi, 06 décembre 2005

ce qui est beau c'est d'apprécier Auden, pff... la prochaine fois que je t'envoie des beaux vers Ray, tu les gardes pour toi, merci.

Écrit par : Calou | mardi, 06 décembre 2005

Quel voyou ce Ray ! Alors merci à toi, Calou, pour la vision involontairement partagée !

Écrit par : Alina | mardi, 06 décembre 2005

Souvent, à cette heure de la nuit, c'est l'Ecosse que je vois, avec ses couleurs grises et vertes, je suis un brin d'herbe balayé par le vent, ça m'a amusé parce que la vision de Auden allait bien avec ça et l'heure de la nuit, voilà !

Écrit par : Ray | mardi, 06 décembre 2005

Eh bien je le vois très bien aussi, et ce n'est pas étonnant parce que l'Ecosse ressemble à mes Pyrénées, et puis j'ai vu aussi la Suède, et puis le ciel qui est dans ces vers sans y être, et le petit matin, et le silence et la vitesse !

Écrit par : Alina | mardi, 06 décembre 2005

"Ailes étendues, le grand oiseau-nuit se couche sur les montagnes pâles. L’âme regarde ses plumes mordorées et se sent rassurée. Couve, grand oiseau ! Quand il prend son envol l’oeuf du monde a éclos en myriades d’étoiles, là, dans le ciel noir, et sur la terre blanche qui scintille en miroir.
Cette nuit le ciel frémit, il s’y passe des choses. On devine à leurs bonds des chevreuils dans la neige, et puis ils disparaissent, mais leurs traces s’éveillent et se mettent à marcher. De leurs sabots fendus les empreintes dessinent des cercles et des spires, et voilà qu’à leur tour ces figures s’enroulent et vite se déroulent, se rassemblent et gracieuses, s’élèvent, blanc tourbillon léger, jusqu’à la Voie Lactée où elles se déversent avec leurs soeurs célestes.
Parfois quand on est seule et qu’autour de soi la nuit fait ces bruits de diva, quand l’ombre de la peur se présente à la porte, il arrive qu’on voie, pour chasser les terreurs, de prodigieux spectacles…"

Écrit par : Alina | mardi, 06 décembre 2005

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