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jeudi, 20 décembre 2012

Le monde s’arrête d’être multiple

1656061039.jpgUne semaine plus tard, la chair de Léonore bien présente, chez lui. Le feu crépite dans la cheminée. Gaétan contemple son corps endormi pigmenté de rouge par les reflets incandescents.

 

Son regard est si intense, scrutateur, gourmand, qu’il craint de la réveiller. Elle est sublime, dos nu jusqu’aux reins, on devine l’arrondi des hanches. La dénuder complètement, il en a furieusement envie. Il dévoile les fesses, les cuisses. Clarté rougeoyante. Pas un pouce de son corps qu’il ne vénère. Le monde s’arrête d’être multiple, il s’est envolé, résumé en elle, sa chair.

Il n’aime rien tant chez les femmes que l’effet du repos sur le visage, le relâchement, cette grâce dans l’abandon. La sensualité, visible, palpable, dans le granulé de la peau, les lignes du geste inachevé, la respiration du sommeil. Certaines femmes laissent flotter cette ondulation en permanence autour d’elles, à la lisière. Alors, la rudesse du monde s’estompe. 

Raymond Alcovère, extrait du roman "Le Sourire de Cézanne", N & B éditions, 2007

Goya, La Maja nue

Commentaires

La femme dans le regard de l'homme : fin du monde ou naissance d'un nouveau monde à découvrir, à aimer tout simplement....
A demain Raymond ?

Écrit par : Hélène | vendredi, 21 décembre 2012

Eternel commencement...

Écrit par : Ray | samedi, 22 décembre 2012

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