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lundi, 31 août 2015

à quoi bon

Charles-Albert Cingria"Si l'on ne trouve pas surnaturel l'ordinaire, à quoi bon poursuivre ?" Charles-Albert Cingria

dimanche, 30 août 2015

A la vôtre !

Pieds Nickelés

19:50 Publié dans alcool, humour | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pieds nickelés

samedi, 29 août 2015

Humour belge !

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14:42 Publié dans humour | Lien permanent | Commentaires (0)

Misère !

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vendredi, 28 août 2015

Le ciel infusé

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Il peignait la mer, l'eau épaisse, la clarté humide, le ciel infusé. Il la suspendait, à l'horizon, massive et bleue, comme elle apparaît parfois des hauteurs de l'Estaque, lorsqu'entre la paroi des roches on débouche brusquement devant elle. Il lui faisait surplomber le cadre pierreux de ces roches comme un grand miroir renversé.
Joachim Gasquet, Cézanne, éditions encre marine

Où la Grande Muraille de Chine se jette dans la mer

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21:39 Publié dans Chine | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : muraille de chine

But

conte-frere-grimm-photo5.jpg"La littérature a pour but de découvrir la Réalité en énonçant des choses contraires aux vérités usuelles."

Proust à Paul Morand

jeudi, 27 août 2015

Beauté

Guido Ceronetti"Tant qu'il existera des fragments de beauté, on pourra encore comprendre quelque chose au monde."

Guido Ceronetti

Rancune

"On m'a si souvent ramené à la raison, on m'a si souvent prévenu contre ma fantaisie que j'ai gardé rancune à la logique."

Joë Bousquet

Un jour

"Ecoute le silence et écris, pour faire de ton amour un jour au lieu d'un songe."

Charlotte Jousseaume

mercredi, 26 août 2015

J’ai une maladie : je vois le langage.

68014-large-215892.jpgL’écriture de Barthes se reconnaît aussitôt : elle frappe visiblement l’oreille. Découpée, mate, retenue, elle semble s’éloigner de ce qu’elle dit en l’annulant par avance. « J’ai une maladie : je vois le langage. »
Philippe Sollers
http://www.pileface.com/sollers/spip.php?article812

mardi, 25 août 2015

Zone obscure

"Écrire consiste donc le plus souvent à remplacer l’objet de notre émotion par un objet qui nous appartienne en propre et dont nous soyons, comme auteur, la zone obscure. L’inexprimé se trouve maintenant en nous par rapport à notre ouvrage, et non plus en notre modèle par rapport à nous. On écrit pour changer le mystère de place, le transplanter en soi, en transformer le contenant, pour être soi-même le prolongement de ce qu’on exprime à grand-peine, pour se débarrasser de tout le reste (qui est donc littérature)."

Philippe Sollers, Une curieuse solitude

Lecture

« Lorsque mon cœur oppressé me demande du repos, la lecture vient à mon secours. Tous mes livres sont là sous ma main : il m’en faut peu, car je suis depuis longtemps bien convaincu de la parfaite inutilité d’une foule d’ouvrages qui jouissent encore d’une grande réputation… »

Joseph de Maistre

Faites-vous animal !

joseph-de-maistre.jpgDe Maistre joue sur les trois registres, ce qui est très rare ; il passe avec aisance du latin au grec, et du grec à l’hébreu. Cette agilité, dans notre langue, est à peu près unique à ce niveau d’élaboration. Ce nom propre ne pouvait dès lors qu’être rejeté passionnément par la corporation des ignorants. « Le génie de chaque langue, dit le Savoyard, se meut comme un animal pour trouver de tous côtés ce qui lui convient. » J’aime beaucoup cette déclaration, dont je me sens solidaire. Faites-vous animal, et vous comprendrez mieux la langue. Voilà ce qu’il faudrait à chaque humain, pour contrecarrer la tendance à blablater à côté. Voltaire est un animal impressionnant, lui aussi.

Philippe Sollers, L'infini n°130 Hiver 2015

Tout le monde !

gustave parkingTout le monde est d'accord pour critiquer la pensée unique !

Gustave Parking

13:50 Publié dans humour | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : gustave parking

lundi, 24 août 2015

sans le vrai deux, il n’y a pas de vrai trois

2880898504.jpg" Je crois que la Chine peut amener quelque chose à l’Occident avec son intuition ternaire. L’Occident a privilégié la logique duelle, ce qui constitue sa grandeur. Cette séparation du sujet et de l’objet fut sa démarche originale. Cela étant, maintenant qu’on a conquis la matière et le monde entier, il est peut-être temps de valoriser la dimension ternaire. La Chine n’a peut-être pas assez privilégié le deux, qui représente le droit, le respect de l’autre, la démocratie et la liberté. Or sans le vrai deux, il n’y a pas de vrai trois."

François Cheng

13:53 Publié dans Chine | Lien permanent | Commentaires (0)

samedi, 22 août 2015

Comédie humaine

Tracé sur la paroi IV Miro.jpgToujours pour le Ray's Day, voici une nouvelle de jeunesse : "Comédie humaine"
Avec Miro (Tracé sur la paroi IV)
C’est au purgatoire, au milieu d’un paysage froid et désolé, entouré de brouillard. A flanc de montagne, dans un chalet vétuste, près de la cheminée, Alexandre Dumas, Stendhal et Marcel Proust, attablés, devisent. Une bouteille d’eau de vie de poire circule. Proust n’en prend pas.
- Allons les amis, ne faites pas grise mine, lance Dumas ! Certes, ce séjour ne comporte pas que des agréments, mais songez à la félicité éternelle qui nous attend !

Son visage est en mouvement, s’anime comme personne quand il parle.

- Il reste une inconnue, et elle est de taille, reprend-il, pour combien de temps sommes-nous encore ici ? En attendant, l’auberge n’est pas si mauvaise, j’en ai connu de pires !

Il sourit en regardant Proust.

- Et puis nos conversations sont un fameux divertissement ! On n’a pas si souvent l’occasion de causer avec des gens vraiment intelligents ! L’intelligence est aussi rare que le bonheur…

- Ce qui me gêne, dit Stendhal un peu éméché, c’est de ne pouvoir explorer les alentours, j’aime savoir où je suis, ce qu’il y a derrière…

- Mais nous sommes dans un no man’s land, répond Alexandre ! Il faut bien se préparer à une vie de pur esprit ! Pour ma part, ça me changera agréablement ! Ce qui vous chagrine le plus, mon cher Stendhal, c’est que vous n’avez jamais cru à l’au-delà, n’est-ce pas ? C’était une de vos convictions profondes, comme un homme en a deux ou trois dans sa vie… Et vous Marcel, qui venez d’un siècle si matérialiste ?

Ce dernier ne pipe mot.

- Parlez-nous plutôt de vous Alexandre, demande Stendhal !

- Je n’ai jamais été philosophe vous savez bien ! Je me suis contenté d’observer mes semblables, comme vous efforcé de n’avoir aucune idée préconçue, mais c’est si difficile ! Avec le parti pris de jouir de l’existence, une façon comme écrire, de ne pas tout laisser filer ! Si j’ai vu Dieu, c’est dans la beauté des femmes ! Et puis au hasard des instants, ces émotions qui vous déchirent le ventre, disparaissent, reviennent…

- L’ennui que nous éprouvons, continue le milanais, ne préfigure-t-il pas ce qui nous attend ?

- Palsambleu ! Entre cet ennui-là et le feu de l’enfer, je n’hésite pas ! La vie m’a suffi, tonne Dumas ! Et puis il n’y aura pas d’ennui puisque pas de temps… N’est-ce pas Marcel, le temps c’est votre affaire non ?

- C’est l’affaire de tous, répond-il, un tantinet pincé !

- Vous avez voulu vous en affranchir, glisse Stendhal…

- J’ai voulu le remettre à sa vraie place, au centre…

- Voilà ce qui nous attend dans l’éternité, sourit Alexandre, aucune pesanteur, pas de contrainte… La liberté absolue de l’esprit qui vogue au dessus des turpitudes, ignorant la jalousie, la possession, la souffrance…

- Justement, répond Stendhal, sans malheur comment savoir qu’on est heureux ?

- Mais nul besoin de le savoir puisqu’on l’est, reprend Marcel ! Est-ce que la rivière qui coule sait qu’elle s’écoule ? Toute dualité aura disparu…

- Cet absolu, certains l’ont approché avec l’amour, rêve Beyle. Puis il reprend de l’eau de vie…

- L’amour c’est l’énergie bien sûr, continue Proust… Dites-moi Stendhal, personne n’en parle jamais, mais pendant la Retraite de Russie, la Berezina, vous avez fait preuve d’un courage hors pair… On dit souvent que les gens de lettres sont pusillanimes, vous avez prouvé le contraire ! Quant à vous Alexandre, être parti à plus de soixante ans apporter des armes à Garibaldi, à bord de l’Emma, ça ne manque pas de panache… Vous étiez, il est vrai, en galante compagnie !

- Mais, les aventures de l’esprit ne demandent pas moins de courage, peut-être plus, rétorque Dumas ! Pour écrire votre livre, cher Marcel, il fallait une force incommensurable…

- Mon cher Beyle, répond Proust, voulez-vous que je vous dise…

- Oui, je le veux !

- Eh bien, à mon sens vous n’êtes pas si surpris d’être ici, vous avez vitupéré le clergé, les gens d’église mais l’abbé Blanès n’était-il pas un voyant, ne lisait-il pas dans les étoiles?

- Mais, vous-même avez totalement occulté Dieu dans vos livres !

- A force d’être nulle part, il était partout, plaisante Alexandre !

- C’est bien cela, j’étais un panthéiste, répond Proust amusé, un croyant qui s’ignore… Alexandre, ce n’est pas forfanterie, nous n’en sommes plus là, je peux vous l’avouer, pour moi Les Trois Mousquetaires sont une pure merveille… Athos, quel personnage, peut-être le plus beau de notre littérature… Et Milady, la façon dont elle retourne ses geôliers, voilà les femmes ! … Allez Beyle, l’heure est à la confession !

- Dieu ne peut se manifester par l’intelligence, sinon comment les gens simples le rencontreraient-ils ? J’ai voulu me battre contre les pesanteurs, la bêtise du siècle… Folie, immodestie de ma part, certes ! Mais voilà, certains hommes, certaines femmes, sont touchés par la grâce, parfois ça ne dure qu’un moment… Et puis quel siècle épouvantable que ce dix-neuvième ! L’argent avait supplanté tout le reste, même l’église ! De toute façon, la société, toute société est un jeu de dupes incessant ! Aussi, j’ai pratiqué l’art de la dissimulation… C’est bien trop dangereux de dire ce qu’on pense, il faut brouiller les cartes, sans cesse ! Quant à ce besoin d’inventer d’autres vies…

- Mais une seule existence c’est médiocre, décevant, s’anime Dumas ! J’ai désiré en vivre des centaines et j’y suis arrivé ventrebleu ! Sinon quel ennui ! Je serais devenu assassin ou voleur ! Pour m’approprier la vie des autres ! Je ne connais pas de plaisir plus fort que d’être emporté, tout d’un coup, dans une histoire… Quand dès les premières lignes, tout l’univers chavire autour de vous, disparaît, voilà le bonheur !

- Ecrire, répond Proust, est une façon de régler ses comptes, de se venger de la bassesse, de la bêtise ambiantes…

- Ah rêve Stendhal, le bonheur se suffisant à lui-même, nul besoin de livres, d’en écrire…

- Je me demande, dit Marcel, si nous aurons des souvenirs de notre vie terrestre…

- Je nous vois plutôt, continue Alexandre, voguant comme des anges au milieu de ceux que nous aimons, d’autres aussi, avec une perception absolue du bien et du mal. On peut lire à l’intérieur des êtres, de toute la création, avec une lucidité totale, une immense compassion… Le mal, un mauvais souvenir… Toute rancœur, même de nos erreurs passées, disparue… Comme dans les moments de bonheur parfait… Etrange, j’éprouve la sensation de plus en plus nette que ma mémoire s’évanouit, lentement…

- Sans doute qu’on attache trop de prix à l’existence, murmure Proust… Puis murmurant les vers de Novalis :

Nous avons tous au cœur une tristesse

Divinement profonde qui demeure

Et qui fait de nous tous un même flot…

* * *

Honoré de Balzac se réveille en sursaut, un peu étourdi. Quel rêve bizarre ! Ce Marcel Proust l’a étonné, qu’il ne connaît pas… “ Sans doute un de mes disciples, que la renommée n’aura pas atteint ! ” A cette pensée, il rit de lui-même et se remet au travail. Un coin de lune, ébréché par une cheminée, flotte sur les toits de Paris.

Nouvelle : Raymond Alcovère

03:46 Publié dans Nouvelle | Lien permanent | Commentaires (0)

Imagination

Imagination, Marcel ProustSpecial dedicace pour le Ray's Day
"Mon imagination, qui était mon seul organe pour jouir de la beauté." : Marcel Proust
Santa Maria della Pietà, Rocca Calascio (Abruzzi)

jeudi, 20 août 2015

Mémoires

Alexis de Tocqueville« J’ai observé que la plupart de ceux qui ont laissé des Mémoires ne nous ont bien montré leurs mauvaises actions ou leurs penchants que quand, par hasard, ils les ont pris pour des prouesses ou de bons instincts, ce qui est arrivé quelquefois. » : Alexis de Tocqueville.

mercredi, 19 août 2015

Dico de bord

"M39004_109226742465064_3420688_n.jpga méthode sera très simple. Je dirai ce que j'ai aimé; et tout le reste, à cette lumière, se montrera et se fera bien suffisamment comprendre."
Guy Debord, Panégyrique, exergue de "Dico de bord", à paraître.
Lisbonne, été 1993