mardi, 15 mai 2007
Chroniques d'une élection (70)
14:00 Publié dans Présidentielles 2007 | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : politique, présidentielles2007, TF1
lundi, 14 mai 2007
Chroniques d'une élection (68)
OLD LOOK ET NEW ORDER.
Par Christian Garcin
Etrangement, à en juger par le gratin réuni dimanche soir place de la Concorde pour célébrer la victoire de Nicolas Sarkozy, on aurait pu imaginer avoir remonté le temps jusqu’au milieu des années 70. Du reste, et même si cela ne revêt pas une importance capitale, tous les « artistes » (comme on dit) qui soutenaient le candidat UMP, de Johnny Halliday à Enrico Macias, en passant par Doc Gyneco ou Christian Clavier (sans parler d’« écrivains » comme l’inénarrable José Frèches), qu’ils aient été présents ou pas dimanche, ne sont pas précisément ceux qui, dans leur disciplines respectives, brillent le plus par leur audace « artistique » — sans même parler de modernité, terme sans doute un peu trop fourre-tout. Un des meilleurs tours de passe-passe du nouveau président réside dans cette formidable capacité, qu’il a exploitée jusqu’à la corde, et qui est à mettre au crédit de son habileté politicienne : maquiller le vieux pour lui donner l’apparence du neuf, incarner la rupture après des années de responsabilité politique, la nouveauté avec le soutien de Giscard et Raffarin, la modernité avec l’appui de Didier Barbelivien et Mireille Mathieu, voire l’honnêteté avec celui de Bernard Tapie (il n’a tout de même pas poussé le paradoxe jusqu’à incarner le bon goût avec Bigard). Et le plus étonnant, c’est que, apparemment, ça marche. Mais ne nous y trompons pas : la France qui a gagné hier soir, ce n’est pas tant la France audacieuse et moderne, débarrassée des supposés archaïsmes de mai 68 et d’une intelligentsia de gauche (le nouveau président préfère le terme de « gauchiste ») idéologiquement paralysante, que la France profonde et un peu ringarde de la beaufitude, du journal de Jean-Pierre Pernaud et du terroir, du « bon sens » raffarinien et de la fausse bonhommie pompidolienne. Dimanche soir, il ne manquait plus que Danièle Gilbert — qui après tout était peut-être présente elle aussi, allez savoir.
Non, cette France profonde, à l’instar de l’Amérique profonde qui avait voté Bush en 2004, n’est pas uniquement la France entreprenante qu’on veut bien nous dessiner et que nous vantent à longueur de discours les médias, ainsi que les lieutenants du nouveau président (les uns utilisant des autres). Elle est majoritairement frileuse et repliée sur elle-même, elle se nourrit de peurs et de rejet de l’autre, elle imagine qu’elle paiera moins d’impôts et que les chômeurs, les immigrés et autres fainéants cesseront enfin de vampiriser les caisses de l’Etat, qu’elle aura de meilleures retraites grâce aux caisses privées, de meilleurs remboursements si on privatise l’assurance-maladie — dans les deux cas, les fainéants n’en profiteront pas et c’est tant mieux —, elle voit les privilégiés parmi les fonctionnaires et les rmistes, et pas parmi les actionnaires et détenteurs de stock-options, elle se scandalise davantage d’un fraudeur un peu bronzé dans le métro que de l’évasion fiscale, soutenue ou favorisée par leur candidat, d’un chanteur ou d’un tennisman célèbres, elle juge l’art contemporain comme un caprice inepte et sans intérêt, les études de littérature ou de langues anciennes comme un luxe inutile qui ne doit plus être pris en charge par la collectivité, elle estime l’homosexualité immorale, l’homoparentalité scandaleuse. C’est inscrit dans ses gênes, la gauche est fainéante et laxiste, elle encourage les délinquants, et mai 68 est une erreur qu’il convient de balayer enfin. C’est l’anti-France de Super-Dupont, le personnage de Gotlib et Alexis. Cette droite « décomplexée », dit-on, qui vient d’arriver au pouvoir, cette droite dure dont, il faut lui reconnaître cette cohérence, le nouveau président n’a jamais tenté de minimiser la violence (« Si je suis élu, ce que la droite n’a jamais osé faire parce qu’elle avait honte d’être la droite, je le ferai », a-t-il annoncé dans son meeting de Toulouse), s’inscrit ainsi dans un double désir de Restauration : retour vers les années 70-80, Johnny Halliday et Mireille Mathieu, les années bénies Pompidou-Giscard, d’avant le 10 mai 81 — mais des années dont on aurait de plus gommé la « parenthèse enchantée » de mai 68, si néfaste à l’esprit de compétition. Mélangez à ce credo idéologique la violence économique et sociale des Seillières et autres poètes du Cac 40, vous aurez un portrait assez édifiant de la « nouvelle société » qui nous est promise.
On peut la voir nettement se dessiner, d’ailleurs, se profiler dans toute sa brutalité populiste et arrogante : car ce qui depuis quelques années se produit dans tout le continent et au-delà, c’est la tentative réussie de la droite de rassembler sur sa droite et englober plus ou moins ouvertement les extrêmes jadis refoulés : ainsi Aznar et les néo-franquistes, Berlusconi et l'Alliance du Nord, ce qui se passe en Pologne en ce moment, ou Sarkozy avec ses multiples clins d’œil à l’électorat de Le Pen. Il s’agit en somme d’une relecture de l'histoire de la part de cette nouvelle droite "décomplexée", et de la fin de la honte que représentait cette partie fascisante d’elle-même. Chez nous, cela sonne comme une réconciliation inavouée ou inconsciente entre Vichy et la droite républicaine. Le nouveau président l’a maintes fois répété : la France n’a, en ce qui concerne son passé, à avoir honte de rien. Il est à parier que dans nos sociétés occidentales, le processus démocratique impulsé par la gauche, qui encourageait la solidarité et procurait un accroissement à la fois des libertés individuelles et des protections collectives et sociales, en est arrivé à son terme, et pas seulement en France. Que ce processus aura globalement duré une cinquantaine d’années, de la Libération aux années 90, et qu’à présent il se trouve en déclin — un déclin hélas probablement irrémédiable, engagé dans les années Reagan, poursuivi par Margaret Thatcher, et aujourd’hui, avec dix ans de retard, avec la droite qui arrive au pouvoir en France. Il n’est pas impossible que la gauche ait achevé son rôle historique, et n’en soit plus qu’à lorgner vers une gauche à l’américaine, c’est-à-dire une droite modérée. Nos sociétés marchandes s’en accommoderont fort bien pour réduire périodiquement quelques-unes des inégalités les plus criardes voulues par la droite la plus dure. Ensuite de quoi renaîtront très vite les peurs, les fantasmes et les boucs émissaires (immigrés, chômeurs, rmistes, fonctionnaires, intermittents, etc.), et le chacun pour soi reprendra ses droits. Car ce qu’au bout du compte auront provoqué nos sociétés consuméristes et technolâtres est une hypertrophie du souci de soi, au détriment du souci du monde. C’est la marchandise qui l’a finalement emporté, le fameux « fétichisme de la marchandise » dont parlait Marx ; c’est l’humanisme, et donc l’humain, qui se trouve en berne. Mireille Mathieu peut toujours rire de toutes ses dents, et Johnny Halliday compter ses millions sécurisés : ils ne sont que des marionnettes, les emblèmes estampillés TF1 de cette France à la fois old-look et new-order qu’on nous promet. Retour arrière toute en ce qui concerne les idéaux et les valeurs, attention à la marche (descendante) en ce qui concerne les plus démunis.
Christian Garcin
03:25 Publié dans Présidentielles 2007 | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : politique, présidentielles2007, Christian Garcin, photo, Jean-Louis Bec
dimanche, 06 mai 2007
Chroniques d'une élection (67)

09:48 Publié dans Présidentielles 2007 | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : politique, présidentielles2007, Ségolène Royal
vendredi, 04 mai 2007
Chroniques d'une élection (66)
Très intéressant ! http://www.dailymotion.com/video/x1vfyt_gerard-miller-ana...
01:49 Publié dans Présidentielles 2007 | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : politique, présidentielles2007, Nicolas Sarkozy, Gérard Miller
jeudi, 03 mai 2007
Chroniques d'une élection (65)
21:12 Publié dans Présidentielles 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique, présidentielles2007, Ségolène Royal
Chroniques d'une élection (64)
08:05 Publié dans Présidentielles 2007 | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : politique, présidentielles2007, Ségolène Royal, débat
lundi, 30 avril 2007
Chroniques d'une élection (63)
22:40 Publié dans Présidentielles 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique, présidentielles2007, Nicolas Sarkozy
Chroniques d'une élection (62)
18:42 Publié dans Présidentielles 2007 | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : politique, présidentielles2007, Nicolas Sarkozy, mai 68
Chroniques d'une élection (61)
00:00 Publié dans Présidentielles 2007 | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : politique, présidentielles2007, Nicolas Sarkozy, Edwy Plenel
samedi, 28 avril 2007
Chroniques d'une élection (60)
Une page de poésie indépassable :
Photo : Gildas Pasquet gildaspasquet@gmail.com
02:15 Publié dans Présidentielles 2007 | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : politique, présidentielles2007, Nicolas Sarkozy
vendredi, 27 avril 2007
Chroniques d'une élection (59)
C’est que, paradoxalement, depuis sa victoire au premier tour, Nicolas Sarkozy a perdu la main...
19:32 Publié dans Présidentielles 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique, présidentielles2007, Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal
Chroniques d'une élection (58)
15:02 Publié dans Présidentielles 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique, présidentielles2007, débat
Chroniques d'une élection (57)
"Par toute une série de réseaux, qui rapprochent de très grandes puissances financières et médiatiques autour de Nicolas Sarkozy, les interventions directes sont faites auprès des rédactions, auprès des chaînes de manière que l'information se trouve verrouillée"
François Bayrou, lire ici
08:55 Publié dans Présidentielles 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique, présidentielles2007, Nicolas Sarkozy
jeudi, 26 avril 2007
Chroniques d'une élection (56)
22:09 Publié dans Présidentielles 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique, présidentielles2007, Nicolas Sarkozy, Cécilia Sarkozy
mercredi, 25 avril 2007
Chroniques d'une élection (55)
Vu sur le blog de Marie, toujours bien renseignée, ce site annonçait les résultats du premier tour dimanche vers 18 H. Si ça vous tente pour le deuxième...
13:31 Publié dans Présidentielles 2007 | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : Politique, présidentielles2007, résultats
mardi, 24 avril 2007
Chroniques d'une élection (54)
Source : Le Monde
10:05 Publié dans Présidentielles 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique, Présidentielles2007
lundi, 23 avril 2007
Chroniques d'une élection (53)
Et si c'était justement le temps politique et médiatique que cette blogosphère militante était parvenue à bousculer ? Jusqu'à une époque récente, personnel politique et journalistes avaient conservé la haute main sur le calendrier événementiel. Avec sa force de réaction rapide, un esprit frondeur et décomplexé, la blogosphère militante s'est immiscée dans ce tête-à-tête. Espérons que les effets seront stimulants et qu'ils dureront davantage que le temps de l'élection.
14:44 Publié dans Présidentielles 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique, blogs, blogosphère, Présidentielles2007
samedi, 21 avril 2007
Chroniques d'une élection (52)
19:47 Publié dans Présidentielles 2007 | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : politique, présidentielles2007, Ségolène Royal, Pierrette Fleutiaux
jeudi, 19 avril 2007
Chroniques d'une élection (51)
15:17 Publié dans Présidentielles 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique, Présidentielles2007, Ségolène Royal
Chroniques d'une élection (50)
Mercredi 18 avril 2007
Je voudrais vous parler de sentiments. Car lors d’une élection présidentielle, et pour celle-ci bien plus que pour toute autre, il s’agit aussi de sentiments. Il s’agit d’étonnement d’abord, d’espoir, de confiance, de méfiance, de craintes, et de courage aussi.
Il s’agit surtout, je crois, d’un sentiment de genèse. Je n’ai jamais cru que la Genèse fut terminée. Petite fille, je pensais même que, une fois grande personne, je serais fermement conviée à y participer. Et comme, à l’époque, aucun adulte autour de moi ne s’est cru autorisé à me détromper, je le pense toujours. Certains hommes, certaines femmes, savent mieux que d’autres nous rappeler à notre droit et à notre devoir de contribuer à cette genèse, à cette mise au monde d’un meilleur monde. D’un meilleur pays, d’une meilleure ville, d’un meilleur quartier, d’une meilleure rue, d’un meilleur immeuble. D’un meilleur théâtre. Mieux que d’autres, par leur détermination, leur ferveur, leur sincérité, leur intelligence, leur audace, ils nous incitent à entamer ou à reprendre avec joie un combat clair, juste, urgent, possible. Modeste pour les uns, gigantesque pour les autres, mais possible.
Pour libérer cet élan, il ne doit y avoir chez les prétendants aucune faconde, aucune forfanterie, aucune vulgarité de comportement, aucun mépris de l’adversaire. Aucune enflure pathologique de l’amour du moi. Aucune goinfrerie. Aucune clownerie de bas étage, aucun double langage. Aucune mauvaise foi. Non, il doit y avoir une terreur sacrée. Oui. Ils doivent être saisis d’une terreur sacrée devant le poids écrasant de la responsabilité qu’ils ambitionnent de porter, devant l’attente du peuple dont ils quémandent le suffrage avec tant d’insistance. Oui, il faut qu’ils tremblent de la terreur de nous décevoir. Or, pour cela, il leur faut de l’orgueil. Car, sans orgueil, pas de honte. Pas de vergogne. Que de fois, ces jours-ci, je me suis exclamée: «Oh! Il est vraiment sans vergogne, celui-là.»
Eh bien, moi, j’espère, je crois, je sais que Ségolène Royal a de la vergogne et donc qu’elle est capable de grande honte si, une fois élue, elle ne réussissait pas à nous entraîner tous et chacun, où que nous soyons, du plus important des ministères jusqu’à la plus humble classe de la plus petite école de France, dans cet herculéen travail qui nous attend et qui consistera à recoudre, à retisser même par endroits, et à poursuivre la formidable tapisserie qu’est la société française. Cet imparfait, cet inachevé mais si précieux ouvrage que, par pure, ou plutôt par impure stratégie de conquête du pouvoir, Nicolas Sarkozy et ses associés s’acharnent à déchirer.
Donc, contre la pauvreté, contre le communautarisme, pour la laïcité, pour la rénovation de nos institutions, contre l’échec scolaire, et donc pour la culture, pour l’éducation et donc pour la culture, pour les universités, pour la recherche, et donc pour la culture, pour la préservation de la seule planète vivante connue jusqu’à ce jour, pour une gestion plus vertueuse, plus humaine, donc plus efficace des entreprises, pour l’Europe, pour une solidarité vraie, qu’on pourrait enfin nommer fraternité et qui ne s’arrêterait pas à une misérable frontière mais s’étendrait bien au-delà de la mer, bref, pour une nouvelle pratique de la politique, c’est un immense chantier que cette femme, eh oui, cette femme, nous invite à mettre en oeuvre. Et moi, je vote pour ce chantier, donc je vote pour Ségolène Royal.
Son adversaire surexcité veut nous vendre, nous fourguer un hypermarché, un vrai Shopping Paradise — très bien situé, remarquez, juste en face de la caserne des CRS, elle-même mitoyenne du nouveau Casino des Jeux concédé à ses amis lorsqu’il était ministre — tandis qu’un troisième… Celui-là, à part être président, j’ai du mal à
comprendre ce qu’il veut pour nous. Une hibernation tranquille, peut-être ? Pendant ce temps, celui que bien imprudemment certains s’obstinent à classer quatrième alors qu’il y a cinq ans… vous vous souvenez ?
Ô! Nos visages blêmes, nos mains sur nos bouches tremblantes et nos yeux pleins de larmes. Ô ce jour-là nos visages… les avons-nous déjà oubliés ? L’horreur de ce jour-là, l’avons-nous déjà oubliée? La honte de ce jour-là? Voulez-vous les revoir, ces visages? Moi, non. Voilà pourquoi, même si je respecte leurs convictions, et en partage
plus d’une, je ne veux pas que ceux qui pratiquent l’opposition radicale, jusqu’à en prôner la professionnalisation durable, nous entraînent dans leur noble impuissance.
Voilà pourquoi je pense que nous, le soir, dans nos dîners, devons cesser nos tergiversations de précieux ridicules. C’est du luxe. Un luxe insolent aujourd’hui. Beaucoup dans ce pays ne peuvent se le payer. Ils souffrent. Ils sont mal-logés, ou pas logés. Ils mangent mal. Ils sont mal soignés, ne connaissent pas leurs droits,donc n’ont droit à rien. Ni lunettes, ni dents, ni vacances, ni outils de culture. Leurs enfants n’héritent que de leur seule fragilité. Ils souffrent. Ils sont humiliés. Ils ne veulent pas, ils ne peuvent pas, eux, passer un tour. Encore un tour. Jamais leur tour.
Alors, dépêchons-nous. Il y a du monde qui attend. Allons-y, bon sang ! Il n’y a plus une minute à perdre. Cette femme, eh oui, cette femme porte nos couleurs, elle les porte vaillamment, courageusement, noblement. Et quand je dis couleurs, je ne parle pas des seules trois couleurs de notre drapeau. Je parle des couleurs de la France , celle que j’aime, celle de la citoyenneté vigilante, de la compassion pour les faibles, de la sévérité pour les puissants, de son amour intelligent de la jeunesse, de son hospitalité respectueuse et exigeante… Je parle des couleurs de l’Europe à qui nous manquons et qui nous manque.
Voilà pourquoi je vote pour les travaux d’Hercule, je vote pour Ségolène Royal,et je signe son pacte.
Ariane Mnouchkine
09:34 Publié dans Présidentielles 2007 | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : politique, Présidentielles2007, Ségolène Royal


















