jeudi, 01 novembre 2012
L'irruption du divin
"Ce qui est habituel, c'est ce à quoi l'autre s'attend. Ce qui est insolite, imprévu, c'est l'irruption du divin que l'autre n'a pas su prévoir. Ne jamais être où l'on voudrait que je sois."
Philippe Sollers, Guerres secrètes
Edouard Manet
01:16 Publié dans illuminations | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : edouard manet
samedi, 09 juin 2012
La lecture
«La lecture», qui représente madame Manet en 1868, est prétexte à un éblouissant «morceau de peinture», une symphonie de blancs qui fera dire à Zola: «Je ne crois pas qu'il soit possible d'obtenir un effet plus puissant avec des moyens moins compliqués».
05:31 Publié dans Peinture | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : edouard manet
mardi, 05 juin 2012
Recto bar, verso tombeau.
Un tableau qui vous poursuit vous donne l'impression d'être recto et verso. Son recto vous parle de son verson, à vous d'être des deux côtés à la fois. Le Bar est un paquebot vu par un sous-marin à 20 000 lieux sous les mers. Voyez ces hublots d'aquarium, cette foule de poissons morts qui se croient vivants. La bergère, qui sert au comptoir, est folle, c'est entendu, elle a une telle intensité d'absence qu'elle seule va survivre au naufrage. Manet, dans son atelier, a peint un grand panneau égyptien, et la sublime innocente est là comme une momie ressuscitée. Recto bar, verso tombeau.
Extrait de L'éclaircie, Philippe Sollers, roman
02:58 Publié dans Peinture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : edouard manet, philippe sollers
lundi, 23 janvier 2012
Berthe Morisot, par Edouard Manet

21:48 Publié dans Peinture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : edouard manet, berthe morisot
mercredi, 10 juin 2009
Le temps, lui, ne peut être, à chaque instant, que vertical, étagé, feuilleté, poudroyant, ouvert
« La désorientation est constante, ponctuelle, courbée, systématique, mais n’engendre aucun désordre, au contraire. L’espace est simplement doublé et organisé en reflet, comme un échiquier. Les canaux, les piquets, les ruelles, les quais, les bateaux, les places, les ponts, les puits, le dallage même, orchestrent cette mise en scène géométrique. Le temps, lui, ne peut être, à chaque instant, que vertical, étagé, feuilleté, poudroyant, ouvert. Venise est un entrelacement de chemins qui ne mènent nulle part et qui se suffisent à eux-mêmes ; une horloge où toutes les heures sont égales » Philippe Sollers, Eloge de l’infini
Edouard Manet, Le Grand Canal à Venise, 1874
13:25 Publié dans Grands textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : philippe sollers, edouard manet











