samedi, 30 mai 2026
Extrait de l'article du Monde de ce jour sur Edgar Morin
"Il est nommé lieutenant des Forces françaises combattantes. A cette période, il y eut beaucoup de « rendez-vous ratés avec la mort ». Résistants urbains, ses camarades et lui étaient sans cesse traqués. Un jour, à Paris, fin 1943, alors qu’il a rendez-vous avec « Jean » – ce marin de Hambourg dont le dévouement amena sans doute Edgar Morin à réfuter, après-guerre, la thèse d’une culpabilité collective du peuple allemand –, il manque de se faire prendre dans une souricière.Il ne trouve pas son camarade comme prévu au cimetière de Vaugirard et se rend à son hôtel. Dans l’escalier, Morin se sent saisi d’une étrange fatigue, d’une incompréhensible paresse et il rebrousse chemin. Dans la chambre de l’hôtel l’attendait la Gestapo qui arrêta, tortura, puis liquida son ami allemand. « Incontestablement une prémonition », assure-t-il dans Mon chemin (Fayard, 2008)"
Photo : Edgar Morin et l’ancien diplomate et résistant Stéphane Hessel (1917-2013), au Festival d’Avignon, en 2011. KHANH RENAUD/VISUAL PRESS AGENCY
12:24 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : edgar morin



















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