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mardi, 29 septembre 2026

Se fondre dans le paysage

Berthe MorisotLa cueillette des oranges 1889
BERTHE MORISOT

09:21 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : berthe morisot

dimanche, 27 septembre 2026

La couleur qui peint les nuages

Dante, Andhika Ramadhian« La couleur qui peint les nuages, en face du soleil, au soir et au matin, se répandit alors sur tout le ciel. »

Dante

Photo : Andhika Ramadhian : bridge to nowhere

lundi, 21 septembre 2026

Conscience

Cézanne"Le paysage se pense en moi et je suis sa conscience"
Cézanne

21:19 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cézanne

dimanche, 13 septembre 2026

Le meilleur de nous-mêmes

 san giorgio.jpg« En s’en allant, Geai laissait quelque chose. Elle laissait le meilleur d’elle-même, mais peut-être le meilleur de nous-mêmes ne nous appartient pas, peut-être ne sommes-nous que les gardiens d’une chose qui, lorsque nous disparaissons, demeure. »

Christian Bobin, Geai

jeudi, 10 septembre 2026

L'espace s'est ouvert

Doubles, l'espace s'est ouvert, Maarten LeonUn midi, pour moi, l’espace s’est ouvert. Ce fut l’instant le plus terrible, le plus étonnant de toute ma vie, il allait bouleverser tous les autres. Je marchais sous les arbres dans le Dorsoduro près de l’église San Nicolò dei Mendicoli, un coin de ciel m’est apparu et il a littéralement fondu sur moi, en moi, au point que ma tête est devenue ce coin du ciel. Tout l’espace autour s’est soudain illuminé ; le firmament s’approfondissait et en même temps restait proche, si proche que je pouvais le toucher, ou plutôt mes cheveux pouvaient le toucher. Une lumière qui venait d’en haut et à laquelle il était impossible de résister. Y résister n’avait pas le moindre sens, puisque tout se trouvait transformé. Jamais je n’avais ressenti à ce point le mot certitude. J’ai continué de marcher avec l’idée que rien ne m’arrêterait désormais. Il y avait du soleil partout, je me suis mis à chanter tout seul, tout mon être jubilait. Un chant venu de l’intérieur. Ma voix transformée en souffle de forge. Le langage des oiseaux devenu clair, palpable. Les arbres me regardaient, souriants, heureux aussi. Ils me semblaient plus grands, s’arrondissant en arc-en-ciel. Ma première réflexion : « tu ne t’en es pas rendu compte avant ? » Mon savoir d’avant était peu à côté de cette illumination, ma vie commençait là. La nature, les arbres, les oiseaux, le ciel, bienfaisants, ainsi en était-il depuis le début des âges et pour toujours. Je me suis assis dans l’herbe contre un micocoulier. Je sentais sa force dans mon dos. Il n’y avait plus de différence entre l’extérieur et l’intérieur. Tous mes doutes, mes hésitations, mes questionnements envolés... L’unité que je cherchais depuis si longtemps était là.

Raymond Alcovère, extrait de la nouvelle "L'espace s'est ouvert", dans le recueil "Doubles". 138 pages au format 10x15 ; 9 €
 
Photo : Maarten Leon

 

samedi, 05 septembre 2026

Premières fois

Mort de Sartre, une Libé.pngMort de Jean-Paul Sartre : première fois qu'un quotidien faisait une "Une" en pleine page. A voir actuellement à la très belle expo du Pavillon Populaire à Montpellier : Premières fois / Premières photos, entrée libre.